J'explore le thème du paysage avec les techniques du monotype : encres à l'huile, et papiers collés. Les résultats sont toujours surprenants et quelquefois imprévisibles.
Atelier de monotype
Quatre jours passés à l'atelier de gravure Alain Piroir à Montréal pour une expérimentation des techniques du monotype. J'en reviens énergisé et prêt à développer des nouvelles images. le travail de l'encre à l'huile donne des résultats facinants et souvent imprévisibles... J'aime.
J'envisage d'ores et déjà y retourner cet automne avec quelques projets précis à réaliser.
J'envisage d'ores et déjà y retourner cet automne avec quelques projets précis à réaliser.
Koichi Yamamoto - maître imprimeur
Belle découverte sur Youtube que cet artiste japonais gradué de l'Université de l'Alberta. Sa façon de travailler l'estampe et particulièrement les monotypes de grand format fait ressortir des espaces facinants. Prenant le paysage comme thème, son travail interroge l'espace paysager et laisse découvrir des traces des événements récents qui y sont survenus. Son site permet de belles découvertes.
Après les vacances...
Après un voyage à Rome et quelques semaines de vacances, le retour à l'atelier se fait plus pressant car j'ai plein de projets dans la tête qu'il me tarde de réaliser. Au cours des derniers mois, surtout au printemps, j'ai tenté quelques essais de pliage du métal selon les techniques élaborées par Charles Lewton-Brain (Foldforming - Brynmorgen Press - 2008)avec des feuilles de cuivre. Des découvertes intéressantes qui permettent de pousser le métal vers des formes plus aléatoires et hasardeuses. Il en nait des formes plutôt organiques, feuilles séchées, lèvres et autres éléments liés au hasard comme la nature nous en fait quelquefois découvrir. Voici un petit exemplaire choisi parmi ce que j'ai récemment réalisé en argent. Il s'agit d'un pendentif en argent sterling.Une montre ?
Depuis quelques temps, je travaille à réaliser des bijoux-montres qui ne disent plus l'heure et conséquemment qui ont perdu toute utilisation possible.
De nos jours, la montre tend en effet à perdre de son utilité puisque tous et chacun se servent de leurs cellulaires ou autres mobiles pour connaître l'heure qu'il est. Alors l'idée m'est venue de recycler cet objet devenu obsolète en quelque chose de nouveau... et de parfaitement inutile. Montre zen, montre de retraité, cet objet attaché à notre poignet nous rappelle que le temps qui passe est déjà passé et que le temps n'est finalement rien d'autre qu'un fantasme de nos esprits inquiets.
Cette montre est faite en argent sterling, argent fin, or 24 carats et ornée d'une pierre de lune. Elle tient au poignet avec un bracelet de cuir noir.
Debout sur le plongeon
En ce début d'année, je prends quelques temps afin d'explorer de nouveaux concepts de joaillerie dans avoir l'obligation de produire quoi que ce soit... Moment de grâce pour réfléchir et expérimenter. Moment exaltant et quelque peu stressant où les idées foisonnent. C'est bien, on fera le ménage après pour ne garder que les concepts qui semblent les plus intéressants à développer.
Je ne sais pas trop de que ça va donner, mais je plonge !
Quel luxe de pouvoir se permettre ça... !
Je ne sais pas trop de que ça va donner, mais je plonge !
Quel luxe de pouvoir se permettre ça... !
Exercice de style
Le travail des anneaux constitue une des bases de la joaillerie. Issus d'une tradition plusieurs fois millénaire, l'utilisation des anneaux pour se retrouve dans la plupart des cultures pour ne pas dire dans toutes.
Les mots pour nommer les façons d'assembler les anneaux en chaînes ou en éléments ornementaux ont des racines asiatiques, perses ou européenne. elles constituent un riche corpus de façons de faire et de multiples découvertes.
Travailler avec les anneaux est oeuvre de patience et de concentration. Il est facile de se tromper, mais le processus permet d'explorer l'infini variété des modèles développés au cours des siècles et aussi d'en inventer des nouveaux. Je n'ai pas la prétention d'être rendu à ce niveau, c'est pourquoi j'ai opté pour la réalisation d'un bracelet à la Byzantine de 19 cm qui est composé de 411 anneaux de 6 et de 4 mm.
Événement en novembre
Je travaille quotidiennement à l'atelier, de façon très disciplinée je crois. Je vais participer au Salon des artisans organisée annuellement par des employés et retraités de la Ville. Cet événement se tiendra le dimanche 25 novembre prochain, de 10 h à 17 heures au Club Victoria (situé tout près du stade de baseball).
Je vais avoir de belles choses à présenter et je vous invite à passer faire un tour...
Retour à l'atelier
Après un voyage en Irlande avec ma douce qui m'a laissé les yeux et la tête bien remplis je retourne à l'atelier. La verte Irlande n'est pas verte pour rien. Avec ses averses quotidiennes, inutile de dire que tout pousse avec frénésie et que les moutons se régalent.Merci aussi a Suzanne qui m'a fait découvrir un pays où je n'aurais jamais pensé aller. J'y retournerais bien encore une fois, juste pour revoir le fabuleux musée d'archéologie de Dublin... et aussi pour boire quelques Guiness !
Dans le corridor des pas perdus
J'ai peu de temps à consacrer à l'atelier - et au blog, ces temps-ci. J'erre dans le corridor des pas persdus. (merci Guylaine) en faisant de multiples travaux impératifs et nécessaires à la maison. Heureusement, je dessine un peu les projets que je n'ai pas le temps de réaliser - ça viendra...
Je planifie aussi un voyage en Irlande. Pourquoi l'Irlande ? Parce qu'elle est là !
Par ailleurs, la date du grand changement approche : premier octobre - départ pour une nouvelle vie à temps plein dans l'atelier... et ailleurs aussi.
J'ai hâte !
Je planifie aussi un voyage en Irlande. Pourquoi l'Irlande ? Parce qu'elle est là !
Par ailleurs, la date du grand changement approche : premier octobre - départ pour une nouvelle vie à temps plein dans l'atelier... et ailleurs aussi.
J'ai hâte !
Une montre ?
Cette idée me trottait dans la tête depuis un bon moment. Créer quelque chose qui dit totalement son contraire. En voilà le prototype: une montre qui refuse obstinément de nous dire l'heure. Comme si finalement le temps n'existait que dans notre pensée et n'avait pas de réalité tangible. Comme si le temps n'était peut-être que ce que nous en pensons... Existe-t-il en fin de compte ? Ou n'est-ce qu'une représentation de notre durée éphémère.Alors, il faut se poser la question : Qu'est-ce que le temps finalement ?
Chaque fois que le regarde cet objet, je me pose la question... sans trouver de réponses.
Un jour, peut-être...
Point de fusion
L'argent sterling, composé de 925 parties d'argent et de 75 parties de cuivre passe de l'état solide à l'état liguide à relativement basse température, soit autour de 855 degrés Celsius. Il est donc possible de le faire fondre facilement et de mettre à profit cette caractéristique pour créer des pièces. En faisant se fusionner ensemble diverses pièces métalliques, on peut obtenir un ensemble plus ou moins ordonné ou le hasard et le chaos sont bien présent.Deux joaillières dont le travail est inspirant
Formée à l’Association pour la Formation et le Développement des Arts Plastiques, Agnès Dubois, propose des bijoux au style très épuré propose une recherche consciente de l’essentiel sans artifices et sans prolifération d’éléments décoratifs. Les formes s’épurent et on y décèle des références à la nature, à la vie végétale des nénuphars et de l’écorce qui s’enroule. Formes d’une grande simplicité, où l’on décèle des références à la structure du corps et à la vie organique. Ses boucles d’oreilles me semblent particulièrement réussies.
Enfin, Andréane Ouellet propose, dans la Collection Salon 2011, des pendentifs où des perles d’eau douce côtoient le métal. On ressent l’aspect brut de l’argent texturé et oxydé, bardé de parties polies. Les perles d’eau douce noires ou blanches répondent au métal en douceur et en volupté.
Enfin, Andréane Ouellet propose, dans la Collection Salon 2011, des pendentifs où des perles d’eau douce côtoient le métal. On ressent l’aspect brut de l’argent texturé et oxydé, bardé de parties polies. Les perles d’eau douce noires ou blanches répondent au métal en douceur et en volupté.
Bijoux traditionnels, bijoux modernes
Dans une société comme la nôtre, qui succombe volontiers à la tentation de se définir par rapport à ce qu’elle a, il nous est difficile d’imaginer qu’un bijou ne puisse être autre chose qu’un objet de désir.
Objet de convoitise, le bijou est aussi un objet de consommation courante. Ardemment désiré, il s’achète de manière compulsive et est rapidement mis aux oubliettes. Ce qui donne lieu à la florissante industrie du bijou de pacotille.
Pourtant, on retrouve dans plusieurs sociétés rurales traditionnelles une conception bien différente du bijou. Ce fait m’a frappé lors de séjours réalisés au Maroc, il y a quelques années et surtout à la lecture du livre «Les arts traditionnels marocains » de Mohamed Sijelmassi, publié aux éditions Aubanel.
Les bijoux traditionnels marocains dits « berbères », fabriqués en argent, étaient essentiellement portés par les femmes en milieu rural. Ils étaient transmis d’une génération à l’autre et constituaient un patrimoine familial chargé de symboles.
Liés aux personnes, à la tribu et au territoire, les bijoux traditionnels marocains racontent l’histoire des peuples, de leurs multiples traditions locales et du mélange complexe des influences africaines, romaines, arabes et européennes subies au fil des siècles. La fibule, qui s’agrafe sur la poitrine ou sur les épaules, en est un bon exemple. Elle était surtout destinée à attacher des vêtements, certaines ayant pu jouer un simple rôle de broche décorative. Répertoriée depuis le VIIe siècle av. J.C., elle s’est déclinée en de multiples styles au fil des siècles et jusqu’à l’époque moderne. La photo ci-contre présente une fibule en argent moulée fabriquée dans la région de Meknès dans les années 1813.
Objet de convoitise, le bijou est aussi un objet de consommation courante. Ardemment désiré, il s’achète de manière compulsive et est rapidement mis aux oubliettes. Ce qui donne lieu à la florissante industrie du bijou de pacotille.
Pourtant, on retrouve dans plusieurs sociétés rurales traditionnelles une conception bien différente du bijou. Ce fait m’a frappé lors de séjours réalisés au Maroc, il y a quelques années et surtout à la lecture du livre «Les arts traditionnels marocains » de Mohamed Sijelmassi, publié aux éditions Aubanel.Les bijoux traditionnels marocains dits « berbères », fabriqués en argent, étaient essentiellement portés par les femmes en milieu rural. Ils étaient transmis d’une génération à l’autre et constituaient un patrimoine familial chargé de symboles.
Chaque région possédait ses propres artisans qui perpétuaient leur art, au point que, selon la forme et la décoration d’un bijou, on pouvait reconnaître avec précision la région de production et la tribu à laquelle appartenait la femme qui le portait. Le port des bijoux était en effet réglé par les coutumes ancestrales. La situation a bien changé depuis la migration de la population dans les villes. Les bijoux traditionnels ont quitté les familles pour se retrouver dans les musées ou dans les souks.
Des pierres et des bijoux
Il y a quelques années, j’ai eu l’opportunité d’acheter des tranches de lapis lazuli en provenance de l’Afghanistan. Avec le Chili et la Russie, ce pays est l’un des principaux producteurs de cette pierre utilisée en joaillerie depuis plus de 7000 ans. J’ai gardé ces pierres au fond d’un tiroir durant quelques années jusqu’au moment où un projet de création s’est présenté à moi.Selon sa provenance, le lapis lazuli est d’un bleu plus ou moins intense avec plus ou moins d’inclusions de pyrite. Il s’agit d’une pierre que j’affectionne particulièrement, surtout à cause de l’intensité de sa couleur bleue et le chatoiement de la pyrite qui se marie bien avec la couleur de l’argent.
Le lapis lazuli fut aussi utilisé en peinture. Réduit en poudre et mélangé à l’huile, il donnait le pigment bleu outermer, largement utilisé par les peintres avant l’avènement des pigments synthétiques.
C’est à l’atelier-boutique « Agates et cailloux » de Percé que j’ai confié des pierres à des lapidaires qui ont procédé à la taille. J’ai été très heureux de la qualité de leur travail. Ils ont développé une bonne expertise, sachant mettre en valeur des pierres de la région, particulièrement les agates. La boutique présente aussi des créations originales d’artisans du coin.
Fils, anneaux et chaînes
Le travail du fil est d’une grande importance en joaillerie. Bon nombre de bijoux ont des anneaux comme système d’assemblage de leurs différentes parties. Il peut même arriver que le fil constitue l’essentiel de la composition d’un bijou, comme c’est le cas avec le bracelet présenté en mortaise.Travail fastidieux par excellence, la fabrication de chaînes formés d’anneaux ronds ou ovales demande patience et minutie. On est souvent tenté d’acheter des anneaux de fabrication industrielle, mais bof, on peut apprendre à les faire. On peut aussi être créatif et inventer des modèles d’anneaux et de chaînes qui ne sont pas proposées par l’industrie.
Présente dans toutes les cultures et à toutes les époques, la chaîne, avec l’infinie variété de ses emmaillements est un élément incontournable du travail du bijou.
La réticulation
Cette technique n’est pas très compliquée, mais le résultat est toujours aléatoire, bien qu’il puisse être contrôlé dans une certaine mesure. C’est donc un bon champ d’expérimentation.
Pour effectuer la réticulation d’un plané d’argent, il faut réaliser plusieurs phases de recuit/déroché de la pièce avant de procéder à une chauffe finale. Si on possède deux chalumeaux, un à flamme douce va maintenir la pièce à une température légèrement supérieure à celle du recuit et un autre à flamme forte va permettre la création des mouvements lorsque la surface sera presqu’en fusion. Le chalumeau à flamme forte est alors déplacé sur la surface pour créer le mouvement des vaguelettes. On peut aussi faire la même opération avec un seul chalumeau et obtenir des textures intéressantes.
J’aime bien le rendu de ce procédé technique parce qu’il permet de créer un environnement totalement chaotique. Il nous rappelle que le chaos est partout dans la nature, même si notre univers se veut ordonné. Il ajoute aussi, par contraste, un effet spectaculaire à un bijou tel que la photo ci-contre le laisse entrevoir.
Keum boo
Lors d’un cours de perfectionnement sur les techniques de textures et de traitement de surface, donné l’an dernier par Chantal Gilbert, à l’École joaillerie de Québec, j’ai eu l’occasion de m’initier à la technique du keum-boo.
Le keum-boo est une ancienne technique coréenne qui permet d’appliquer une très mince feuille d’or pur sur de l’argent fin. On retrouve aussi des exemples de cette technique de liaison de l’or à d’autres métaux, tels le fer, le cuivre, l’aluminium, divers alliages à base d’or, le palladium et le platine.
Des exemples de cette technique ont probablement été observés par les archéologues sur des pièces datant du premier millénaire b.c. et du début du premier millénaire après, mais ils n’ont pas été positivement identifiés.
Les métaux précieux tels, l’or et l’argent ont une structure atomique très similaire qui permet un grand potentiel de liaison. Si l’on chauffe ces métaux à une température variant de 260º à 370ºC, on augmente le mouvement des atomes. En appliquant une pression sur la feuille d’or, il se produit un échange d’électrons à la surface des deux métaux créant ainsi un lien permanent à une température beaucoup plus basse que celle de la soudure.
Le keum-boo permet au joailler de créer de très riches effets de couleur et de texture.
Vidéo : technique du keum boo http://www.youtube.com/watch?v=Z_8Uups8Sc4
Le keum-boo est une ancienne technique coréenne qui permet d’appliquer une très mince feuille d’or pur sur de l’argent fin. On retrouve aussi des exemples de cette technique de liaison de l’or à d’autres métaux, tels le fer, le cuivre, l’aluminium, divers alliages à base d’or, le palladium et le platine.
Des exemples de cette technique ont probablement été observés par les archéologues sur des pièces datant du premier millénaire b.c. et du début du premier millénaire après, mais ils n’ont pas été positivement identifiés.
Les métaux précieux tels, l’or et l’argent ont une structure atomique très similaire qui permet un grand potentiel de liaison. Si l’on chauffe ces métaux à une température variant de 260º à 370ºC, on augmente le mouvement des atomes. En appliquant une pression sur la feuille d’or, il se produit un échange d’électrons à la surface des deux métaux créant ainsi un lien permanent à une température beaucoup plus basse que celle de la soudure.
Le keum-boo permet au joailler de créer de très riches effets de couleur et de texture.
Vidéo : technique du keum boo http://www.youtube.com/watch?v=Z_8Uups8Sc4
Vendredi atelier, prise 2
Tous les vendredis depuis quelques semaines, je consacre mon temps à l'atelier.
Les projets ne manquent pas et j'anticipe la venue de cette journée que je consacre à réaliser des projets en bijouterie. Je prends aussi un peu de temps pour visiter des sites de joailliers dont certains sont intéressants.
Les projets ne manquent pas et j'anticipe la venue de cette journée que je consacre à réaliser des projets en bijouterie. Je prends aussi un peu de temps pour visiter des sites de joailliers dont certains sont intéressants.
Mais par dessus tout, j'ai la lime, la scie et le marteau à la main pour traduire mes dessins dans la matière. Assez difficile, je me sens un peu rouillé, mais je persévère. En mortaise, un médaillon récemment produit en argent sterling texturé et oxydé et cuivre poli.
Le vendredi, c'est la journée de l'atelier
Enfin un peu de temps pour moi !
Tous les vendredis seront désormais consacrés à du travaix dans mon atelier de joaillerie. J'en suis heureux et je m'y consacre avec de la discipline... enfin un peu de discipline. Les résulats sont intéressants.
Tous les vendredis seront désormais consacrés à du travaix dans mon atelier de joaillerie. J'en suis heureux et je m'y consacre avec de la discipline... enfin un peu de discipline. Les résulats sont intéressants.
Inscription à :
Articles (Atom)






